Un clin d'œil, 365 jours plus tard
Un clin d'œil, 365 jours plus tard
par Madi A. /janvier
Cette histoire a été traduite en français par IA pour s'assurer que les souvenirs de notre famille sont accessibles à tous.
Le jour où l'eau, un grand-père et un petit-fils ont finalement partagé le même souffle. Tous deux étaient captivés par l'eau.
Pour lui, le monde était trop bruyant, mais l'eau était une conversation qu'il comprenait enfin. C’était un homme de peu de mots.
« … J’ai fermé ma bouche et je t’ai parlé de cent manières silencieuses… » /Rumi
Tout au long de sa vie, il a cherché chaque rivage, chaque ruisseau caché, chaque lac et chaque chute plongeante à travers notre pays, comme s'il constituait une archive liquide.
Corey avait ses propres souvenirs d'une eau qui exerçait sur lui une force d'attraction. Il avait passé une vie entière à pratiquer des activités aquatiques au chalet du West Arm, sur le lac Nipissing: la pêche, la baignade, le « tubbing », le bateau et l'aviron.
Depuis 2012, son kayak était sa forteresse, conçu spécifiquement pour rester droit, une promesse de sécurité alors qu'il glissait au fil de ses sorties. Le rythme du lac était une langue qu'il comprenait parfaitement: la traction constante des rames et l'équilibre fiable de son kayak adapté.
À l'été 2016, c'était une journée tranquille. Alors que le grand-père de Corey était résident à la Maison McCullough Hospice, une conversation flottait dans la chambre, ce genre d'échange doux-amer qui survient lorsque l'horizon se rapproche. Corey était là, témoin silencieux d'un pacte enjoué. Sa mère avait demandé un signe de « l'autre côté », un simple chatouillis sur les pieds pour savoir que son père était toujours là.
Corey, avec sa franchise et son innocence, a voulu prendre part à la magie, mais a répondu: « Non, ne me chatouille pas les pieds. »
Tout le monde a ri, et sa mère a prévenu: « Fais attention alors, il va faire chavirer ton kayak. »
Le 1er juillet 2016 fut sa sortie en aviron la plus marquante, lorsque son entraîneur a organisé une session sur le lac Bethel, derrière la Maison McCullough Hospice, là où résidait son grand-père. Depuis la rive, son grand-père observait un ballet silencieux d'amour et de force, un petit-fils montrant à son héros qu'il pouvait naviguer dans les courants.
Une année a passé. Le deuil s'était transformé en une sourde mélancolie, et le calendrier affichait le dimanche 23 juillet 2017, le premier anniversaire du décès de son grand-père.
Corey est allé faire du kayak, comme il le fait chaque dimanche matin durant les mois d'été.
Ce matin-là, l'impossible s'est produit. Le téléphone a sonné à 11 h 00, et la voix de Corey s'est fait entendre, nerveuse: « J'ai fait chavirer le kayak, je suis tout mouillé. »
Pour un rameur expérimenté dans un kayak conçu avec des options anti-chavirage, il n'y avait aucune raison terrestre pour que Corey se retrouve à l'eau.
Tout le monde a ri, car c'était probablement la dernière chose qui aurait pu arriver.
Sa mère a rassemblé des vêtements secs; elle n'a pas vu seulement un accident, elle a vu un grand-père qui avait fait un clin d'œil enjoué depuis l'au-delà pour dire: « Je suis toujours là. »
Depuis, chaque fois qu'elle se trouve au bord d'un lac, d'une rivière, d'une chute ou d'un océan, elle y disperse ses cendres et sourit. Elle sait que parfois, un signe n'est ni un murmure ni un toucher. Parfois, c'est un rappel que ceux que nous aimons ne quittent jamais vraiment le rivage ; ils attendent simplement le bon moment pour nous faire rire à nouveau.
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